Donc pour ceux et celles qui ont déjà consulté mon ancien blog, voici un article que j'avais écrit à l'été 2008 sur le résumé de mes TCA :
Je ne sais pas trop par où commencer. L'anorexie et la boulimie sont des sujets tellement tabous dans notre société. Donc seul vous qui lirai mon blog seront au courant de mes problèmes vis-à-vis la nourriture.
Au fait, je ne sais pas trop comment tous ça à commencé. Bien que du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours eu un surplus de poids, j'ai toujours cru que je m'acceptais tel que j'étais. J'ai eu une enfance tout à fait des plus normal, avec une famille très uni. J'étais très proche de mes parents, particulièrement de ma mère. Par contre, j'ai suis quelqu'un qui à toujours manqué de confiance en soi. J'ai l'impression que quoi que je fasse, rien n'était assez bien pour moi mais aussi pour mes parents. J'étais toujours comparé avec ma s½ur, qui avait du succès avec tout ce qu'elle entreprenait. Je me rappelle que souvent mes parents m'ont dit que je devrais faire attention à ce que je mangeais et d'essayer de perdre du poids. Mais à chaque fois je leurs répondais que j'étais bien comme j'étais et je leurs disait que ce qu'il me disait me passaient 2 pieds par dessus la tête. En fait, c'est ce que je croyais, mais avec le recul je crois que c'est commentaire me blessait. Je me souviens aussi leurs avoir répondu un jour que si je devenais anorexique, ça allait être de leurs fautes. Mais la seul chose qu'ils m'ont répondu à été que je n'avais pas assez de volonté pour ça.
Les années ont passés et j'ai fini par déménagé (à l'âge de 16 ans) avec 2 colocs dans un appartement afin de me rapprocher de l'école où j'étudiais. C'est à ce moment, je crois, que mes complexes sont apparues. Je voyais mes amies qui commençais de plus en plus à s'intéresser au garçon, alors que moi je me disais que je ne pouvais pas en trouver un qui allait s'intéresser à moi. Donc elles fessaient tout pour être belle. Je ne sais pas combien de fois je les ai entendu dire qu'elle était grosse (alors que je rêvait de leurs ressembler) mais elle faisait exprès pour mettre des chandails bédaine pour que le monde puisse voir leur ventre hyper plat. Moi j'étais là avec mes 180 lbs et je fesais comme si leur paroles ne me dérangeait pas. Mais au fond ça me blessait énormément. Lorsqu'on sortait dans les clubs, j'étais incapable de regardais le monde. Je fixais toute la soirée le sol. Je crois que je fesais ça par honte. Honte de moi même et de ce que j'avais l'air.
Mais je crois que mes TCA ont vraiment débutés en décembre 2006. Alors que j'avais été malade durant quelques semaines, j'avais fini par perdre un peu de poids. Mais pour la première fois de ma vie, ma famille me disait que ce petit changement me faisait du bien. Je me suis alors dit que je pourrais surement continué. J'ai donc commencé à faire attention à ce que je mangeais. Puis tranquillement, j'ai commencé à sauter un repas de temps en temps, jusqu'à ce que je ne mange qu'un petit repas par jour. Après quelques temps comme ça, je me trouvais toujours grosse donc je pouvais maintenant passer quelques jours sans manger, ou presque. Pour être sur de ne pas céder, je n'allais pas à l'épicerie. Aucune épicerie = ne pas manger. À ce moment, je n'avais pas l'impression que ce que je faisais était dangereux pour moi. Tout ce qui m'importait était de perdre mon poids pour être enfin bien dans ma peau.
Cependant après quelques jours sans manger, mon corps commençait à souffrir. Plusieurs fois je suis tombé dans les pommes mais sans m'avouer que tout cela avait un lien avec mon alimentation. Les malaises devenaient de plus en plus fréquents. Je devais manger un peu si je voulais garder une certaine forme. Alors à ce moment, j'ai commencé à mangé un peu. C'est-à-dire un petit bol de soupe poulet et nouille par jours. Mais si vous saviez les pensés qui me hantait après chaque bouchées. J'avais comme une petite voix intérieur qui me rappelait comment j'étais avant et qui me disait que manger voulais donc dire redevenir comme ça. Alors pour me déculpabiliser un peu je me suis mis au jogging. J'allais courir plusieurs fois par jours afin de perdre tout les calories que j'avais pu prendre avec ma soupe. Mais après plusieurs semaines comme ça les malaises augmentaient. Alors la course devenait impossible à faire.
Mais la culpabilité était trop grande lorsque je prenais un petit repas. Donc j'ai recommencé à ne plus manger. Mais il est difficile de ne pas manger lorsqu'on vie avec d'autre personnes. J'avais peur que mes colocs ne s'en aperçoivent, donc je tentais de me forcer à souper. Jusqu'au jour où j'ai eu la pire idée de ma vie. Vomir après mon repas. Rapidement c'est devenu comme une drogue. Dès que je mangeais, que ce soit une pomme ou un petit repas, je devais aller à la salle de bain. C'était devenu une dépendance. Je ne pourrais vous dire combien de fois j'ai éclaté en sanglot devant la toilette en me demandais ce que j'étais entrain de faire de ma vie... Mais lorsqu'on commence on ne peut plus arrêter. Le désir de maigrir était plus fort que tout!
Depuis ce temps, la balance est devenu ma meilleures amies mais aussi la pire. Elle hante maintenant chacune de mes journées. Chacune de mes actions est décidé en fonction du résultat qu'affiche la balance. En une journée je peux me peser entre 5 et 10 fois. C'est autant une torture qu'un nécisité pour moi.
Donc aujourd'hui, j'en suis encore à ce stade. Bien que je souhaite de tout c½ur m'en sortir, j'en suis incapable et je continu à me faire vomir après chacun des aliments que je mange. Je suis maintenant à 120 lbs, soit 60 lbs de moins, mais dans ma tête j'ai l'impression d'être pire qu'avant. Lorsque je me regarde dans le miroir, je ne vois encore que la <grosse> fille d'avant. Je peux simplement vous dire que malgré ma perte de poids, je suis moins heureuse que je l'étais il y a plus d'un an. Tout pour dire que le bonheure ne vient pas avec le poids. Présentement je peux vous dire ça mais lorsque ce sera l'heure du repas ma tête va me dire autre chose.
Pour terminer, tout ce que je peux vous dire c'est que ces dernières années ont été les pires de ma vie. À tout ceux et celle qui souhaite perdre du poids, ne tomber pas dans le cercle des troubles alimentaires. Je sais qu'on ne choisie pas d'en souffrir mais acceptez-vous comme vous êtes. lorsqu'on y tombe, on y devient prisionnière.